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Manal, promo 2012, fondatrice d’une maison de joaillerie pour les bagues de fiançailles sur mesure

Interview

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28/04/2020

Manal Radouane, ESILV, promo 2012, est passée des bancs de l’école d’ingénieurs aux manettes de sa propre société : Manal Paris, une jeune maison de joaillerie française.

[...] retour sur un business compétitif et un métier-passion: la création des bagues de fiançailles personnalisées et sur mesure.

L’ESILV,  un parcours en mécanique et des intervenants inspirants

Au lycée, au Maroc, j’ai fait Sciences Mathématiques, l’équivalent d’un bac S. Pendant les deux dernières années du lycée nous sommes préparés de manière intensive aux classes
préparatoires scientifiques.

J’ai intégré l’ESILV sur les deux dernières années, et j’ai choisi filière mécanique qui m’intéressait et qui était davantage axée sur le calcul des structures que la conception 3D.

Je voyais l’école comme une école de La Défense, donc, naturellement, je m’attendais à ce qu’il y ait des intervenants faisant partie du marché du travail et c’est ce que j’ai retrouvé à l’ESILV. Certains enseignants provenaient de grandes multinationales, et cela permettait d’avoir un œil plus concret sur le marché du travail. Un parti pris de l’école, pour montrer aux élèves-ingénieurs la réalité des grandes entreprises.

Avec le recul, je dirais que ces années furent studieuses, de partage aussi, parce qu’on faisait beaucoup de projets (cette expérience représentait les prémices de la gestion de projets que j’ai faite par la suite) et puis, très riches et ouvertes à l’international.

Ma formation à l’ESILV m’a aidée à acquérir un esprit structuré et de la rigueur. Les études d’ingénieur sont des études exigeantes, d’abord à cause des classes préparatoires, puis l’école d’ingénieur demande de la rigueur, de la discipline et un esprit structuré.

 La matière la plus rigoureuse que j’ai pu avoir, c’était la mécanique des milieux continus.

Industrie et joaillerie, la complémentarité au service de l’accompagnement personnalisé

J’ai travaillé 3 années chez Areva (nucléaire) en tant qu’ingénieur calculs de structure, où j’ai fait de la technique (j’ai un peu appliqué ce que j’avais appris à l’école), puis 2 années en tant que Key Account Manager dans la signalétique connectée, chez Signall.

Ce n’est pas si différent de ce que je fais aujourd’hui, et c’est même dans la suite logique. Le post de Key Account Manager : vous êtes, en gros, l’interlocuteur privilégié du client en interne et vous êtes le garant de la réalisation du projet dans le bon respect des budgets, délais et qualités impartis.

Au final, c’est ce que je fais aujourd’hui avec ma société : le client m’achète une bague pour laquelle nous définissons ensemble un budget et je m’assure auprès de notre atelier parisien que celle-ci sera réalisée à temps et avec des finitions de haute joaillerie. C’est tout simplement le produit qui a changé, ça a du sens pour moi, la création de bijoux.

Le déclic pour créer Manal Paris ? C’est une passion qui m’accompagne depuis toujours. Le déclic s’est fait lorsque j’ai remarqué que les couples à la recherche d’une bague de fiançailles étaient perdus et ne se retrouvaient pas dans l’offre que propose le marché actuel.

Ils ont besoin d’être conseillés et recherchent un vrai accompagnement personnalisé lors de cette étape importante de leur vie, car le but est avant tout de passer un moment heureux. Ce n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît à première vue : il faut savoir déceler exactement ce dont le client a envie, même lorsque celui-ci l’ignore.

La première étape consiste à préparer avec lui notre premier rendez-vous par téléphone ou par mail afin d’en savoir plus sur ses goûts. Ensuite, le rendez-vous a lieu chez le client (les parisiens) pour mieux découvrir son univers ou à l’Appartement MANAL PARIS. Nous lui faisons découvrir nos créations et le choix peut se faire parmi celles-ci, ou peut être une déclinaison (le semi-mesure) ou le client choisit de partir sur une création sur-mesure.

Je n’ai jamais pensé que mes études pouvaient m’aider dans ma passion et c’est important pour moi de voir que je peux m’en servir tous les jours. Je pense par exemple aux process de fabrication, aux techniques de négociation et à la gestion de projets.

Par exemple, le procédé de moulage qui est également utilisé en joaillerie pour les petites et très petites séries : cela peut être du thermoformage ou autre technique de fabrication. Dans l’industrie, on ne trouve pas les mêmes techniques que dans la joaillerie, parce que ce sont des procès beaucoup plus artisanaux, mais c’est le même principe, globalement, dans la production en série.

La connaissance des procédés de fabrication acquise lors des études d’ingénieur puis sur le marché du travail constitue une base solide permettant de maîtriser les techniques de fabrication en joaillerie car elle s’en approchent.

Aussi, la rigueur de l’ingénieur est une aide précieuse lorsqu’il faut assurer le suivi de fabrication auprès de notre atelier parisien.

Un conseil pour les futurs entrepreneurs

Il faut choisir un business qui vous fait de sens et ce n’est pas à la société ou aux grandes entreprises de vous dicter le chemin à prendre si celui-ci ne vous convient pas. Aussi, il faut savoir garder la tête froide car l’entrepreneuriat n’est pas non plus un chemin facile, et enfin, il faut bien s’entourer.


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